La dernière séance publique du Conseil général des Hauts-de-Seine s’est tenue le 16 décembre dernier. Vous pouvez retrouver mon intervention relative au soutien aux actions de solidarité dans le Département. Vous pouvez également revisionner la séance publique sur le site du Conseil général, où je suis également intervenu sur le RSA Jeunes.
Cette période où l’hiver commence est traditionnellement celle où sont menées les plus importantes actions de solidarité. Nous avons constaté avec satisfaction que dans un contexte de plus en plus difficile, les citoyens poursuivent leurs efforts. Le 25ème anniversaire du Téléthon, le 2 et 3 décembre dernier, en a été une nouvelle fois le formidable symbole. Les associations caritatives ne sont pas en reste. Les Restos du cœur, le Secours Catholique, les Petits Frères des Pauvres, les multiples épiceries sociales et bien d’autres encore, ont fait preuve comme toujours den leurs compétences.
Je remarque aussi la très forte mobilisation de l’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale (UNCASS), qui a réussi à reporter de deux ans la décision de la Commission Européenne de remettre en cause les subventions aux banques alimentaires. Mais derrière cette victoire qui ne reste que conjoncturelle, la menace demeure. D’ailleurs, dans une récente tribune commune, les principaux dirigeants des grands syndicats européens ont estimé que la révision des traités européens ne pouvait se faire sans y intégrer un fort volet social, pour une Europe de la solidarité. A ce jour, nous en sommes pourtant très loin.
En ce qui concerne plus directement notre département et compte tenu de l’accroissement des besoins des associations caritatives, nous souhaitons savoir si ces dernières ont bien été consultées afin de pouvoir évaluer leurs besoins et déterminer l’aide que le Conseil général pourrait leur apporter. Vous me permettrez de douter que les 40 000 euros accordés aux Restos du Cœur ou les 35 000 euros de subvention au Secours Catholique soient adaptés à la situation.
Par ailleurs, étant donné que les services du Département sont partenaires des CCAS, et donc en lien avec les familles en difficultés et leurs enfants en bas âge, pouvez-vous nous faire un état des lieux des demandes des familles en ce domaine ? Un suivi social permanent des personnes en situation de précarité, ne doit-il pas permettre le renforcement des circonscriptions de vie sociale comme le demandent les personnels qui nous font part des inadmissibles délais d’attente.
De part notre travail d’élus de terrain, nous constatons également de fortes inquiétudes concernant la politique départementale d’hébergement d’urgence. Le 115 est débordé, ce qui révèle d’une part l’insuffisance des structures d’hébergement et d’autre part l’inégale répartition des moyens dans notre département. Certes, dans la dernière Lettre Bleue du mois de décembre, vous vous saisissez de la question en dressant un état des lieux de l’investissement du Département sur cette question. Mais malgré toutes les informations que vous nous donnez, le 115 n’en reste toujours pas moins débordé. L’une des explications est évidente. Les familles hébergées en urgence, faute de pouvoir être relogées rapidement de manière pérenne, sont contraintes d’occuper trop longtemps les places qui leurs sont attribuées. Cela souligne une nouvelle fois l’inadaptation des politiques du logement menées dans les Hauts-de-Seine, et en particulier les difficultés d’accès au logement social.
Vous nous faites part de vos inquiétudes relatives au financement du Centre d’Accueil et de Soins Hospitalier (CASH) de Nanterre par la ville de Paris. Sachez qu’en ce qui nous concerne, nous sommes disposés à entamer une réflexion globale sur l’hébergement d’urgence dans le cadre de Paris Métropole.
Mais au-delà de cet aspect, nous avons le sentiment, nous, élus socialistes de terrain, que derrière l’effet d’annonce, les moyens mis en œuvre ne sont pas suffisants pour répondre à l’ampleur des besoins en matière sociale, dans les Hauts-de-Seine. »

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